02 août 2007

Mission visa

C'est là où tu vas déduire de mes remarques que si tu veux partir chez l'oncle Sam, faut vraiment être motivé. Je te fais donc de ce pas découvrir les coulisses de la demande d'un visa pour (non pas pour l'amour, je vais pas non plus te faire des références musicales qui tuent tous les jours) mais plus prosaïquement pour les USA. Les deux grandes armes pour faire face à la procédure: une carte bancaire et de la patience.

3581ad889efa7232c51c0372f641ed24.jpg

(Bon te fais pas d'idée, c'est pas moi le top model russe sur la photo, et puis en plus je suis pas si vieille que ça tout de même!)

Avec l'ambassade des USA, business is business, c'est pas des américains pour rien. Tu commences par payer 15$ pour le coup de téléphone par lequel tu prends un rendez vous à l'ambassade. Dans le genre numéro surtaxé, celui-ci bat tous les records, à côté les services d'assistance Internet c'est pas cher, pas cher. Ensuite, tu ranges pas ta carte, parce que tu dois payer 100$ pour les frais de SEVIS, pour permettre au gouvernement de te pister et de s'assurer que t'as pas des mauvaises intentions quand tu débarques sur le sol américain. Bon là tu gardes toujours ta carte avec toi, parce que tu comprends, faut que ce soit rentable les demandes de visas, donc on te redemande 80 euros (pour les faux frais). Et là on y est presque, t'as plus qu'à aller acheter ta petite enveloppe Chronopost à 18 euros pour qu'on puisse te renvoyer le visa à domicile. Alors une fois que t'as payé tout ça, je vais te dire, tu te débrouilles pour pas manquer ton rendez-vous au consulat.

Donc là tu montes à la capitale. Tu commences par passer chez le photographe à côté de l'ambassade, parce que la photo du visa USA, c'est pas une photo d'identité classique. Non, non, là c'est format spécial, avec plein de recommandations (5 cm x 5 cm; Dimensions de la tête comprises entre : 2, 5 cm MINIMUM et 3,5 cm MAXIMUM; Hauteur MINIMUM entre le haut de la tête et le bord inférieur de la photo : 4 cm) et en prime t'es prié de pas trop sourire.

 

Moi j'arrive bien à l'heure au consulat, préparée pour les 2 heures d'attente annoncées par le site internet de l'ambassade. L’attente commence dehors, et là je me dis que je suis une sacrée veinarde d’y être tombée le seul jour du mois de juillet où il n’a pas fait un temps digne du mois de novembre en Cornouailles. Parce qu’on te laisse quand même en plein air une bonne heure. Après, on te laisse rentrer, non sans un détour pas les contrôles de routine. T’es prié de leur laisser tout objet dangereux, dans mon cas trousseau de clés, téléphone portable, et mini agrafeuse... Tu le crois ça, ils m'ont confisqué ma mini agrafeuse!?! Je sais pas, c'est peut-être moi qui ai l'esprit étriqué ou qui manque d'imagination, enfin je vois pas trop quel crime j'aurais pu commettre dans l'enceinte de l'ambassade avec ma mini-agraffeuse. Alors là tu te demandes probablement ce que je faisais avec la susdite mini agrafeuse dans mon sac à main, mais ça c'est une histoire compliquée alors on ne va pas s’y attarder si tu veux bien.

 

Une fois dedans, tu prends ton petit ticket pour faire la queue. Au bout d’une heure, on t’appelle et tu te dis que tu t’es pas trop mal débrouillée et que tu vas peut-être pas passer ta journée dans l’ambassade. Tout de suite tu te rends compte que t’as été optimiste, quand la dame te dit que le code barre de ton dossier que t’as imprimé chez toi est trop foncé et qu’elle peut pas le lire. C’est dommage ça, mon imprimante à trop bien marché dis donc! Donc elle te demande d’aller du côté des ordinateurs au fond de la salle, de te dépêcher de reremplir un formulaire et le lui ramener. Forcément on est beaucoup à avoir une imprimante qui imprime trop foncé et en prime, l’imprimante de l’ambassade est à court de papier donc tu perds un peu de temps. Enfin tu reviens voir la dame, toute pimpante, elle prend tout ton dossier, t’es à nouveau optimiste mais cette fois elle te dit que tu peux retourner t’asseoir et attendre qu’on rappelle ton numéro pour passer ton entretien avec un officier du consulat. Tu peux oublier la lecture, tellement il faut être attentif à l’appel des numéros qui sortent dans un ordre tout à fait anarchique. Et là viens ton tour, une autre dame te fais passer l’entretien. Enfin entretien c’est un bien grand mot, pour moi ça s’est limité aux 2 questions « vous allez faire quoi aux USA? » et « vous y êtes déjà allé? » T’as un peu envie de lui dire que si elle lit ton dossier elle a déjà toutes les infos. Mais bon tu te tais, et au terme de cet éprouvant entretien, elle te dit « votre visa est accordé ». Résultat des courses, arrivée à 10h, je ressors de l’ambassade à 15h. Pour 30 secondes d’entretien hein! Et j’en ressors même pas l’esprit tranquille, parce que je décolle lundi moi, et que je n’ai toujours pas reçu ce précieux visa dans sa sublime enveloppe Chronopost. Je vais te dire, on n’a vraiment pas des vies faciles!

Les commentaires sont fermés.