04 août 2007

Y'a pas marqué la Poste!

Allez, je te laisse pas te tracasser plus longtemps. Les messieurs dames de Chronopost ont daigné livrer mon visa à 14h aujourd'hui. Je te livre mon conseil: si tu peux éviter de passer par Chronopost, évite! Mais je te précise quand même pour pas faire de généralisations hatives que Chronopost ne dépend pas de la poste et que les gens de la Poste sont vachement coopératifs eux! Enfin plus de perturbations en vue maintenant, j'ai même la bonne surprise de voir que mon visa n'expire qu'en 2012, ce qui va me donner le temps de me promener je vais te dire!

03 août 2007

Angoisse nocturne

Je reste sur mon histoire de visa pour quand même te faire partager mes angoisses. Parce que figures toi qu'on est vendredi soir minuit, et que j'ai toujours pas reçu mon visa (ce qui sous-entend que  je n'ai pas non plus de passeport puisqu'il est avec le visa dans l'enveloppe Chronopost qui n'arrive pas). Je te dis, si il arrive pas demain, ça promet d'être épique, va falloir se creuser les méninges pour mettre en place le plan B que j'ai pas encore élaboré. Si t'as des suggestions, je t'en prie, je suis preneuse!

02 août 2007

Mission visa

C'est là où tu vas déduire de mes remarques que si tu veux partir chez l'oncle Sam, faut vraiment être motivé. Je te fais donc de ce pas découvrir les coulisses de la demande d'un visa pour (non pas pour l'amour, je vais pas non plus te faire des références musicales qui tuent tous les jours) mais plus prosaïquement pour les USA. Les deux grandes armes pour faire face à la procédure: une carte bancaire et de la patience.

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(Bon te fais pas d'idée, c'est pas moi le top model russe sur la photo, et puis en plus je suis pas si vieille que ça tout de même!)

Avec l'ambassade des USA, business is business, c'est pas des américains pour rien. Tu commences par payer 15$ pour le coup de téléphone par lequel tu prends un rendez vous à l'ambassade. Dans le genre numéro surtaxé, celui-ci bat tous les records, à côté les services d'assistance Internet c'est pas cher, pas cher. Ensuite, tu ranges pas ta carte, parce que tu dois payer 100$ pour les frais de SEVIS, pour permettre au gouvernement de te pister et de s'assurer que t'as pas des mauvaises intentions quand tu débarques sur le sol américain. Bon là tu gardes toujours ta carte avec toi, parce que tu comprends, faut que ce soit rentable les demandes de visas, donc on te redemande 80 euros (pour les faux frais). Et là on y est presque, t'as plus qu'à aller acheter ta petite enveloppe Chronopost à 18 euros pour qu'on puisse te renvoyer le visa à domicile. Alors une fois que t'as payé tout ça, je vais te dire, tu te débrouilles pour pas manquer ton rendez-vous au consulat.

Donc là tu montes à la capitale. Tu commences par passer chez le photographe à côté de l'ambassade, parce que la photo du visa USA, c'est pas une photo d'identité classique. Non, non, là c'est format spécial, avec plein de recommandations (5 cm x 5 cm; Dimensions de la tête comprises entre : 2, 5 cm MINIMUM et 3,5 cm MAXIMUM; Hauteur MINIMUM entre le haut de la tête et le bord inférieur de la photo : 4 cm) et en prime t'es prié de pas trop sourire.

 

Moi j'arrive bien à l'heure au consulat, préparée pour les 2 heures d'attente annoncées par le site internet de l'ambassade. L’attente commence dehors, et là je me dis que je suis une sacrée veinarde d’y être tombée le seul jour du mois de juillet où il n’a pas fait un temps digne du mois de novembre en Cornouailles. Parce qu’on te laisse quand même en plein air une bonne heure. Après, on te laisse rentrer, non sans un détour pas les contrôles de routine. T’es prié de leur laisser tout objet dangereux, dans mon cas trousseau de clés, téléphone portable, et mini agrafeuse... Tu le crois ça, ils m'ont confisqué ma mini agrafeuse!?! Je sais pas, c'est peut-être moi qui ai l'esprit étriqué ou qui manque d'imagination, enfin je vois pas trop quel crime j'aurais pu commettre dans l'enceinte de l'ambassade avec ma mini-agraffeuse. Alors là tu te demandes probablement ce que je faisais avec la susdite mini agrafeuse dans mon sac à main, mais ça c'est une histoire compliquée alors on ne va pas s’y attarder si tu veux bien.

 

Une fois dedans, tu prends ton petit ticket pour faire la queue. Au bout d’une heure, on t’appelle et tu te dis que tu t’es pas trop mal débrouillée et que tu vas peut-être pas passer ta journée dans l’ambassade. Tout de suite tu te rends compte que t’as été optimiste, quand la dame te dit que le code barre de ton dossier que t’as imprimé chez toi est trop foncé et qu’elle peut pas le lire. C’est dommage ça, mon imprimante à trop bien marché dis donc! Donc elle te demande d’aller du côté des ordinateurs au fond de la salle, de te dépêcher de reremplir un formulaire et le lui ramener. Forcément on est beaucoup à avoir une imprimante qui imprime trop foncé et en prime, l’imprimante de l’ambassade est à court de papier donc tu perds un peu de temps. Enfin tu reviens voir la dame, toute pimpante, elle prend tout ton dossier, t’es à nouveau optimiste mais cette fois elle te dit que tu peux retourner t’asseoir et attendre qu’on rappelle ton numéro pour passer ton entretien avec un officier du consulat. Tu peux oublier la lecture, tellement il faut être attentif à l’appel des numéros qui sortent dans un ordre tout à fait anarchique. Et là viens ton tour, une autre dame te fais passer l’entretien. Enfin entretien c’est un bien grand mot, pour moi ça s’est limité aux 2 questions « vous allez faire quoi aux USA? » et « vous y êtes déjà allé? » T’as un peu envie de lui dire que si elle lit ton dossier elle a déjà toutes les infos. Mais bon tu te tais, et au terme de cet éprouvant entretien, elle te dit « votre visa est accordé ». Résultat des courses, arrivée à 10h, je ressors de l’ambassade à 15h. Pour 30 secondes d’entretien hein! Et j’en ressors même pas l’esprit tranquille, parce que je décolle lundi moi, et que je n’ai toujours pas reçu ce précieux visa dans sa sublime enveloppe Chronopost. Je vais te dire, on n’a vraiment pas des vies faciles!

01 août 2007

Séance décryptage

T'auras sûrement compris que je suis pas encore dans ma patrie d'adoption pour un an (ça s'est pour lundi). Enfin je vais quand même faire l'animation en attendant. Demain je te raconte ma journée visa et ma montée vers la capitale (je te préviens, c'était franchement pas palpitant). Aujourd'hui je te propose le décryptage de ma mystérieuse bannière digne du Da Vinci Code comme l'a dit l'ami Claude. On dirait pas comme ça mais je parierai pas que vous avez saisi toutes ses nuances. La bannière si t'es un peu inculte (comme je l'étais jusqu'à hier) c'est la chose en haut avec le titre. Celle-ci se compose d'un fond et de nombreuses références culturelles parce que je suis un peu une grosse tête des fois.

Alors le fond, bah c'est un peu la représentation mentale que je me fais de ma future patrie. Forcément j'y suis pas encore alors j'ai pas de photo. Mais je crois pas être loin de la réalité avec cette image comment dire ...??? apaisante? Parce que l'Arkansas n'est pas réputé pour ses plages de sable fin, son histoire chargée, ou son incroyable architecture à vous couper le souffle. Non dans la brochure on vous dit plutôt "the natural state," doux euphémisme pour vous signifier qu'il vaut mieux aimer les coins reculés, loin du monde moderne. D'accord, j'exagère sûrement le trait mais je préfère me préparer au pire.

Alors ensuite le titre, en anglais comme ça tu progresses avec moi (je suis pas une reine de la didactique?!!)! Alors là 3 points culturels (je me suis pas foutu de ta gueule tu noteras). Petit un, billy: c'est la forme courte de hillbilly, le péquenot dans la langue de l'oncle Sam. Pour te situer un peu comment l'Arkansas est  perçu en terme de branchitude, un texan m'a dit que c'était un des coins les plus ploucs des USA. Alors tu vois, qu'un new yorkais me dise ça, je m'inquiète pas, il en dirait certainement de même de n'importe quelle autre état (t'as peut-être observé le même phénomène chez les parisiens...) Mais quand c'est un texan, bah tu commences un peu à te poser des questions.

Petit deux, tripping billy. Et là tu vois, je fais pas progresser que tes connaissances en langue, mais j'éveille aussi ton oreille musicale. Avec une référence au bien connu.... Dave Matthews Band bien sûr. Et là tu vois, si t'avais suivi mon ancien blog, tu te sens moins ignare parce que tu le connaissais déjà ce groupe. Je te refais pas mon petit couplet parce qu'après tout t'as qu'à retrouver ce que j'en avais dit précédemment. Je te redis juste que je suis choquée par le fait qu'ils n'aient pas percé en France. Alors la dernière fois j'avais réussi à te mettre un petit film pris par moi-même d'une de leur performance live. Là tu vas voir comme j'ai  progressé en informatique, je t'insère la chanson à laquelle le titre fait référence, Tripping Billies, composé en réponse à un critique qui avait qualifié le groupe de hillbillies tripping on acid:


 Dave Matthews Band, Tripping Billies

Enfin, petit trois, cours accéléré de phonétique, histoire que tu passes pas pour un ignare quand tu parles l'américain. C'est là que tu apprends qu'on ne prononce pas Arkansas comme ça se lit avec un vulgaire /ass/ à la fin. Le as final se prononce donc comme un o. Toujours plus de culture (t'es vraiment pas venu pour rien sur mon blog), figures toi que l'Arkansas est le seul état américain à avoir précisé dans sa constitution la prononciation du nom Arkansas.

 

Allez, je crois qu'on a assez donné dans la culture pour aujourd'hui (pour la semaine peut être même?) et on a même fait le tour de la question sur cette bannière. La suite dans les jours à venir...

Nouveau voyage, nouveau blog

Dans ma grande bonté et pour ne pas décevoir mon fan club, je retente l'aventure bloggesque. Pourquoi? Parce que si t'es pas au courant, figure toi que cette année je repars de l'autre côté de l'Atlantique. Et pas dans ma bien-aimée Nouvelle Orléans parce que ça ferait pas super aventurière casse-cou (trop facile pour moi, déjà vu comme on dit là-bas aussi). Et puis les ouragans, j'ai déjà donné alors cette année je te propose de me risquer aux tornades et à la simple life dans des contrées fort reculées. J'ai nommé l'Arkansas. Si tu me demandes où c'est (je sais bien que tu sais pas où c'est, avoue!), j'ai envie de te répondre au milieu. Non parce que je me suis dit, la Californie, New York, la Floride, c'est un peu surfait. Moi je veux de l'authentique (bon j'ai pas trop eu le choix de la destination en fait). Me voilà donc sur le départ à nouveau. Alors forcément t'auras remarquer le style un peu minimaliste de ce blog pour l'instant. C'est que je me suis dit nouveau voyage, nouveau blog mais en même temps comme je suis vraiment sur le point de partir, tu comprendras que j'ai pas encore eu trop le temps de me pencher sur les fonctionnalités de cette nouvelle chose. C'est en progrès quoi. Donc rendez vous dans les jours à venir pour des mises à jour et quelques nouvelles.

Retour en arrière

Ma vie palpitante à La Nouvelle Orléans, ça se passait par là:

http://laurie.over-blog.net